La figure stylisée, le visage, le portrait imaginaire sont mes thèmes favoris.

 

Dans les « figures lumineuses », l’accent se fait sur l’axe du visage par l’intégration de la lumière, symbolisant l’accès à l’autre, un premier contact.

Regards et paroles… Ouverture et échanges entre les êtres.

 L’œuvre plastique se « regarde ». L’œil est donc primordial.

 Le spectateur regarde l’œuvre qui lui « parle », qui provoque une émotion : plaisir, rejet, indifférence...

 

Les trois formes géométriques de base sont le point de départ:

 - Le cercle, la sphère, qui vont inspirer l’œil donc le contact visuel, préambule à toute relation.

 - Le carré, le cadre sans lequel on ne peut rien construire mais qu’on peut dépasser.

 - Le triangle, forme dynamique, parfois agressive.

 A partir de ces trois formes, les compositions sont infinies pour  créer la personnalité des figures.

 

 L’ornement et le chatoiement des couleurs viennent tempérer la rigueur géométrique.

 La lumière est utilisée comme un élément pictural à part entière: ni couleur, ni plein, ni vide, quelque chose d'autre qui donne une touche de mystère, une invitation au rêve.

 

 Cette figuration poétique et joyeuse propose au spectateur de (se) raconter une histoire, d’inventer des « vies » à ces personnages: qui sont-ils ? que nous évoquent-ils ? Nous font-ils rire ou peur ?…

 C’est  sous cette forme narrative qu’a débuté la série des « portraits cadrés » où chaque personnage est né d’un élément détourné collecté au fil du temps.

 Un bestiaire inspiré des contes, d’univers fantasmagoriques de notre enfance.

 

 Il est important pour moi de relier l’œuvre artistique à l’imaginaire personnel du spectateur.